Les premiers ateliers italiens de la Renaissance, musée du Louvre

Une exposition présentée au musée du Louvre, Paris (7 juillet - 10 octobre 2011)

Publié le mardi 19 juillet 2011



Le musée du Louvre présente une exposition d'oeuvres rares qui met en lumière la production des premiers ateliers de la Renaissance italienne, de Finiguerra à Botticelli, une sélection de dessins et incunables de la Renaissance de la collection Edmond de Rothschild.


louvre_Cour_interieure_palais.jpgÉlaborée autour de la présentation de deux livres de modèles comptant parmi les plus anciens dessins italiens de la Renaissance, l'exposition présente au public une introduction à l'histoire de l'art de l'estampe en Italie, depuis ses origines jusqu'aux derniers ateliers du XVe siècle.

Pendant la première Renaissance, Florence devient un centre de la création sous toutes ses formes et le symbole de la modernité, comme l'illustre l'apparition de l'art de l'estampe.

Au sein des ateliers de peintres, miniaturistes, sculpteurs et orfèvres - dès la fin du XIVe siècle et surtout au XVe siècle - circulent des livres de modèles, destinés à transmettre un héritage de formules plastiques.

louvre_Carte_a_jouer_Cavalie.jpgAnonyme florentin du XVe siècle, Carte à Jouer, le Cavalier de Bâtons, vers 1460, gravure sur bois, enluminée, dorée et gaufrée, département des Arts graphiques, musée du Louvre © 2010 Musée du Louvre / Angèle Dequier
Les artistes, souvent polyvalents, sont amenés aussi à peindre et à sculpter. Orfèvres de renom, ils donnent des modèles de broderie et conçoivent des décors éphémères pour les cérémonies et les fêtes. C'est le cas de Maso Finiguerra et Antonio Pollaiuolo, dont le nom est associé à l'invention du nielle.

La célébrité du nielle, si familier aux artistes médiévaux, tomba dès la fin du XVIe siècle, dans un relatif oubli. Pourtant, cette technique de transfert d'émail noir sur papier au moyen d'une plaque de métal précieux est une opération extrêmement courante au XVe siècle et précède l'invention de l'estampe telle que nous la connaissons aujourd'hui. Quelques-unes de ces très précieuses feuilles italiennes ont été conservées et la collection Rothschild rassemble plus de la moitié des nielles sur papier répertoriées au monde.

L'exposition met en relation ces dessins, estampes et nielles qui constituent un exemple du travail en atelier, lieu privilégié où les nombreux courants de la modernité se côtoient pour donner lieu à des créations exceptionnelles.

De la première Renaissance florentine à son accomplissement, de Maso Finiguerra à Sandro Botticelli, la collection du baron de Rothschild dévoile ses pièces réalisées à l'aube d'une des périodes les plus intenses de l'histoire de l'art, à ce moment où les artistes maîtrisent à la perfection toutes les techniques.

Informations pratiques

 Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, Aile Sully, 2e étage, salles 20-23.

 Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 9h à 18h. Les mercredis et vendredis jusqu'à 22h.

 Tarif : Accès avec le billet d'entrée au musée 10 € plein tarif. Gratuité : pour les moins de 18 ans, les chômeurs. Gratuit tous les 1er dimanches de chaque mois, Journées du Patrimoine.

 Catalogue d'exposition : Les premiers ateliers italiens de la Renaissance, éditions du musée du Louvre.

Commissaires de l'exposition : Catherine Loisel, conservateur en chef au département des Arts graphiques du musée du Louvre. Pascal Torres, conservateur de la collection du baron Edmond de Rothschild et de la Chalcographie du musée du Louvre.


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