Exposition L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst -Musée d'Orsay, Paris

Une exposition présentée au musée d'Orsay, Paris (5 mars - 9 juin 2013)

Publié le lundi 06 mai 2013



L'exposition L'Ange du bizarre réunit environ 200 oeuvres, peintures, dessins, estampes et sculptures, de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle, mais aussi une douzaine de films datant de l'entre-deux-guerres. Le musée d'Orsay propose à travers cette exposition une première synthèse des expressions du romantisme noir dans les arts visuels européens, du XVIIIe au XXe siècle.


ange_1.jpgAdolphe William Bouguereau (1825-1905). Dante et Virgile aux Enfers, 1850 © Musée d'Orsay, dist. RMN / Patrice Schmidt
Sous le terme de « romantisme noir » forgé par l'historien de la littérature Mario Praz, on désigne un vaste pan de la littérature et des arts plastiques qui, à partir des années 1760-1770, met en évidence la part d'ombre, d'irrationnel et d'excès qui se dissimule sous le triomphe des lumières de la Raison.

Le romantisme noir n'est pas un style : il se comprend davantage comme un courant de l'art occidental qui se nourrit des inquiétudes des temps de crise en y répondant par la force de l'imaginaire.

Né au temps de la tourmente révolutionnaire à la fin du XVIIIe siècle, le romantisme noir est réactivé par certains symbolistes à la fin du XIXe siècle, puis au lendemain de la Première guerre mondiale, inspirant la révolution surréaliste.

A chaque fois, sous couvert d'une évasion dans un monde sombre et irrationnel, ce "mauvais genre" vient nier les idéologies, défier le masque des conventions morales et braver l'oppression des religions, tant celle des Eglises que celle du progrès.

ange-3.jpgLucien Levy-Dhurmer (1865-1953). Méduse (détail), dit aussi La Vague furieuse, 1897 © RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
L'exposition décline le romantisme noir en trois époques : le temps de la naissance (1770-1850), le temps de l'affranchissement et des mutations dans l'art symboliste (1860- 1900) et le temps de la redécouverte dans l'art surréaliste (1920-1940).

Le parcours est émaillé d'extraits d'oeuvres cinématographiques considérées comme les passeurs les plus fidèles mais aussi les plus inventifs du romantisme noir dans la culture contemporaine.

Convoquant les créations visionnaires de Goya, Füssli, Blake, Delacroix, Hugo, Friedrich, Böcklin, Moreau, Stuck, Ensor, Mucha, Redon, Dali, Ernst, Bellmer, Klee et de nombreux autres artistes et cinéastes, l'exposition permet aussi de relire et comprendre les sources littéraires et artistiques de l'univers de la fantaisie noire qui continue d'imprégner nombre de films, de jeux vidéo et de créations musicales de notre temps.

Informations pratiques :

 Exposition L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, jusqu'au 9 juin 2013.

 Musée d'Orsay, entrée par le parvis, 1, rue de la Légion d'Honneur, 75007 Paris .

 Accès métro : Solférino, Odéon / RER C : Musée d'Orsay / Bus : 68, 69, 24.

 Horaires : ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 9h30 à 18h (fermeture des caisses à 17h), le jeudi jusqu'à 21h45

 Plein tarif : 12 € ; tarif réduit : 9,50 €. Moins de 18 ans, adhérents : gratuit

 Catalogue d'exposition : L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst, éditions Hatje Cantz.

Commissariat d'exposition : Côme Fabre, conservateur peinture au musée d'Orsay. Felix Krämer, conservateur au Städel Museum, Francfort-sur-le-Main.

Exposition organisée par le musée d'Orsay, Paris et le Städel Museum, Francfort.


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