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Hélène Henry, les tissus de la modernité

Hélène Henry - Editions Gourcuff Gradenigo - Ouvrage relié - 141 pages - Textes en Bilingue Français / English - Publié en 2021

Première monographie consacrée à Hélène Henry (1891-1965), ce livre permet de retracer le parcours d'une pionnière méconnue et cependant essentielle pour l'histoire de l'art décoratif français de l'Entre-deux-guerres.

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Référence 9782353403424
Artiste-Genre Hélène Henry
Auteur(s) Stéphane Boudin-Lestienne, Alexandre Mare
Editeur(s) Gourcuff Gradenigo
Format Ouvrage relié
Nb. de pages 141
Langue Bilingue Français / English
Dimensions 300 x 230
Date parution 2021

En effet, cette créatrice textile d'une rare audace est encore trop éclipsée par les grands décorateurs de son époque : Jourdain, Mallet-Stevens, Chareau, Herbst, Printz, Klotz, Dominique, Dupré-Lafon, etc. à qui pourtant elle fournissait tentures et tapis. Membre fondatrice de l'Union des Artistes Modernes (UAM), elle aura à coeur de défendre les valeurs d'une cause commune aux créateurs. Le critique Léandre Vaillat voyait même en elle « l'âme de ce nouveau groupe » : une femme au discours clair, au travail fait d'évidence et de simplicité. Il est désormais plus qu'urgent de mettre l'oeuvre d'Hélène Henry au premier plan. En pleine lumière

Née en 1891, passionnée par la peinture et la musique, Hélène Henry n’a jamais suivi aucune formation spécifique lorsqu’elle arrive à Paris, à 25 ans. Elle commence par acheter un petit métier à main, s’installe dans un atelier et crée des écharpes qu’elle vend à des couturiers comme Worth ou Nicole Groult. Elle apprend seule à se servir de son métier à tisser et en 1923, elle montre des essais à Francis Jourdain, dont les poteries l’inspirent. Il expose ses créations dans sa boutique et la présente à Pierre Chareau et au cercle de leurs amis « modernes » (Paul Poiret, Pierre Legrain, Jacques-Emile Ruhlmann). La même année, elle s’installe dans un atelier plus grand. H. Henry dessine et peint : bandes, rayures, damiers, motifs géométriques ou dégradés subtils d’une seule teinte. Elle expérimente de nouvelles techniques pour juxtaposer ou opposer des matières ou des points de tissage, en invente de nouveaux. Par le jeu des reliefs et des masses, ses créations semblent être réalisées en trois dimensions. Elle est la première en France à utiliser des fibres artificielles, rayonne ou viscose-fibrane, qu’elle croise avec des fils de coton et de laine. En 1925, elle participe à l’ambassade française du pavillon de la Société des artistes décorateurs (SAD), qui lance le style Arts déco lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de Paris, où ses tissus sont exposés dans le bureau-bibliothèque de P. Chareau et dans la salle de repos. Elle quitte la SAD en 1929 pour participer à la fondation de l’Union des artistes modernes (UAM), aux côtés de Mallet-Stevens, Herbst, Jourdain, Templier, Charlotte Perriand, Sonia Delaunay et d’Eileen Gray, entre autres. Elle reçoit des commandes pour la Villa Noailles de Mallet Stevens, à Hyères (1924) ; le palais du maharajah d’Indore (1930) ; le palais de la Société des nations, à Genève ; le paquebot Normandie ; l’Exposition internationale des arts et techniques de Paris en 1937. Après la guerre, elle participe, avec ses anciens amis de l’UAM, aux expositions de la section « Formes utiles » du Salon des arts ménagers où elle décline ses écossais, ses bandes et ses constructions rigoureuses. Mais ses créations, réalisées à la main, en exclusivité pour un client précis, ne trouvent plus preneur : ses remarquables pièces uniques ne peuvent lutter avec les tissus industriels qui arrivent sur le marché européen. Elle supervise cependant le tissage de ses modèles jusqu’à sa mort, en 1965. 20 ans plus tard, son talent est redécouvert grâce à des galeristes spécialisés et à des expositions comme Les Années UAM, au musée des Arts décoratifs de Paris, fin 1988-début 1989, ou Pierre Chareau, au Centre Pompidou à Paris, (1993-1994).

 

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