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Concubines et courtisanes

Chine, La femme dans l'art érotique en Chine - Editions Imprimerie Nationale - Ouvrage relié - 205 pages - Textes en Français - Publié en 2010

Livre d'art et d'histoire, de sensualité gracieuse et de réflexion sur la condition féminine en Chine classique comme sur l'éternelle idéalisation du désir masculin, l'ouvrage de Ferry M. Bertholet est celui d'un connaisseur qui nous dévoile les mille et un trésors de ses collections.

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Référence 9782742793563
Artiste-Genre Chine, La femme dans l'art érotique en Chine
Auteur(s) F. Berthollet
Editeur(s) Imprimerie Nationale
Format Ouvrage relié
Nb. de pages 205
Langue Français
Dimensions 300 x 240
Date parution 2010
Poids 1.800

Sur une période de trois siècles - de la fin de la dynastie Ming (ca. 1600) à la grande époque du Shangai des années 1920 - est retracée la modifification de la représentation du désir érotique, dont les sophistications, évoquées par les classiques de la littérature, Jinpingmei (" Fleur de prunus dans un vase d'or ", 1600), Rouputuan de Li Yu (" Le Tapis de prière en chair ", 1650) et le fameux Hongloumeng (" Le Rêve dans le pavillon rouge ", 1740) de Cao Xueqin, s'imprègnent progressivement d' influences occidentales.

À cet égard, les photographies de maisons closes et de prostituées, prises entre 1880 et 1920, rappellent à de plus prosaïques et brutales réalités, utile contrepoint au charme souriant d'un art dont, à la différence de la tradition japonaise, la cruauté reste toujours exclue.

La typologie de ces objets est inépuisable : peintures sous verre, albums peints sur papier de moelle, éventails, porcelaines, paravents, chaussons, flacons à priser, sculptures surtout, en toutes matières : le bois, la corne, le jade, l'ivoire, telles ces fameuses doctor's ladies prétendument prophylactiques, plus sûrement ludiques.

Si la plupart de ces figures exhibent un érotisme sans fard, artistement provocateur, où les lignes courbes, voire les entrelacs, se rehaussent de couleurs savamment disposées aux endroits pertinents ; si l'unité et la dualité ne craignent pas de laisser souvent place à une pluralité joyeuse ; si l'exhibition est en perpétuelle quête d'action, grivoiserie ni perversion ne sont de mise.

Dès la fin du XVIIIe siècle, cet art de cour, s'étendant à un plus large public mais devant rester discret, suscita mille inventions ingénieuses pour se dissimuler en des objets au décor extérieur insoupçonnable : coffrets en marqueterie, figurines à renverser pour en contempler la base, ou ces éventails à double sens, tantôt fleurs et oiseaux, tantôt oiselles perdant leur fleur...

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