Le Symbolisme en Belgique

Exposition présentée aux Musées royaux des Beaux-arts de Belgique, Bruxelles (26 mars - 27 juin 2010)

Publié le mardi 04 mai 2010



L'exposition retrace l'évolution du symbolisme qui s'inscrit dans la tradition romantique et suit ses développements dans des registres les plus divers - le portrait, le paysage, l'histoire aux confins de la réalité et du rêve, du doute, de l'instant fugace, de la religion, etc.


Jean Delville (1867-1953)L'Ange des Splendeurs, 1894. Huile sur toile. Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles © SABAM Belgium, 2010
Jean Delville (1867-1953)
Le symbolisme plonge ses racines dans la redécouverte de l'héritage des primitifs flamands tout en s'inscrivant dans la tradition romantique.

Reflet d'une crise économique, sociale, psychologique, religieuse et culturelle, le symbolisme dresse le panorama d'une société gagnée par un doute systématique où la réalité y paraît aussi inquiétante qu'étrange.

De Rops à Spilliaert, en passant par Khnopff, Delville ou Minne, l'exposition dresse un riche panorama de la création de la fin de siècle. Elle examine aussi la portée d'influences étrangères comme le wagnérisme à l'opéra ou l'art des préraphaélites et intègre le développement des arts décoratifs et de l'Art nouveau dont Bruxelles deviendra la capitale.

Le lien étroit entre la poésie et les arts visuels ainsi que la prédilection pour l'oeuvre d'art total - Gesamtkunstwerk - prédomine dans le concept de l'exposition, qui n'est pas uniquement axée sur des artistes réputés comme Fernand Khnopff, Félicien Rops ou Jean Delville, mais aussi sur d'autres moins connus qui ont largement contribué à cet esprit "fin de siècle" dont Bruxelles fut une des capitales.

Julien Dillens (1849-1904)Figure tombale (c) Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Julien Dillens (1849-1904)
Le mouvement symboliste constitue-t-il la dernière manifestation de l' « humanisme » à la veille de la catastrophe que représentera le Première Guerre mondiale ou pose-t-il par son ensemble d'expressions artistiques typiques de la fin de siècle, les bases de l'art du XXe siècle ? Est-il l'ultime floraison d'une tradition à l'agonie ou le premier ferment d'une modernité à venir ?

Avec plus de deux cents oeuvres, cette exposition s'appuie sur les recherches originales, que son commissaire, Michel Draguet, a publiées en 2005 dans son essai intitulé Le Symbolisme en Belgique. Elle développe les différentes tendances du dernier grand courant artistique du XIXe siècle qui, en Belgique, a largement anticipé l'émergence du mouvement surréaliste.

Informations pratiques :

 Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique - Rue de la Régence 3, 1000 Bruxelles

 Accès : Train : Gare Centrale. Métro : Ligne 1 : Gare Centrale & Parc au Ligne 2 : Arts-Loi. Tram : 92 au 94. Bus : 27 au 29 au 34 au 38 au 63 au 65 au 66 au 71 au 71N au 95.

 Horaires : Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 17h. Fermé les lundis et le 1er Mai.

 Tarifs : Plein tarif : 9 euros ; Tarif réduit : 6,50 euros. Gratuit pour les moins de 18 ans. Gratuit tous les 1er mercredis de chaque mois.

 Catalogue de l'exposition : Le Symbolisme en Belgique, éditions Fonds Mercator


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