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Giovan Francesco Rustici (1475-1554)

Giovan Francesco Rustici (1475-1554) - Editions Arthéna - Ouvrage relié - 352 pages - Textes en Français - Publié en 15/02/2008

Giovan Francesco Rustici, sculpteur, peintre, alchimiste et organisateur de fêtes extravagantes dans la Florence du début du XVIe siècle, fut un des artistes les plus admirés de son temps, ami de Léonard de Vinci, d'Andrea del Sarto et de Michel-Ange, protégé des Médicis et des Salviati.

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Référence 9782903239381
Artiste-Genre Giovan Francesco Rustici (1475-1554)
Editeur(s) Arthéna
Format Ouvrage relié
Nb. de pages 352
Langue Français
Dimensions 240 x 320
Technique(s) 396 illustrations, dont 98 en couleurs
Date parution 15/02/2008

Pour Vasari, les trois statues de son groupe en bronze, la Prédication de saint Jean-Baptiste, sur la porte Nord du Baptistère, étaient "les plus parfaites et les mieux conçues jamais faites par un maître moderne". Arrivé à Paris en 1528, il devint le sculpteur attitré de François 1er, qui lui accorda la pension la plus élevée après celle de Rosso ainsi qu'une maison dans le faubourg Saint-Germain et qui lui confia la fonte de sa staue équestre. les dernières années de sa vie furent moins fastes; il mourut pauvre à Tours en 1554.

Progressivement, Rustici fut apprécié seulement des spécialistes et tomba dans un relatif oubli. Il n'a jamais fait jusqu'ici l'objet d'une monographie. Philippe Sénéchalvient réparer cette lacune majeure dans l'historiographie de la Renaissance. L'apport réel de Rustici, personnage clef du passagé de l'école de Verrochio aux ferments anti-classiques des années 1520, avait été brouillé par des attributions hasardeuses. Relativement peu abondant, son oeuvre est toutefois d'une variété et d'une qualité éblouissantes. Formé dans le cercle de Bertoldo au jardin de Saint-Marc, marqué par Benedetto da Maiano et Filippino Lippi, Rustici combina ensuite plusieurs démarches : le retour à Donatello, la fièvre expérimentale de Léonard et le rêve néo-antique. Il se mesura aux matériaux et aux techniques les plus variées : bronze, marbre, terre cuite, bois, stuc, cire, voire cartapesta; reliefs et rondes bosses ; figures sacrées et profanes, portraits, sculpture funéraires.

Dans le domaine de la terre cuite, il donna un souffle incomparable à des groupes de combattants enragés, inspirés de la Bataille d'Anghiari de Léonard. Au lieu des simples transcriptions en bas-relief que l'on aurait pu attendre, Rustici conçut des rondes bosses virtuoses, faites pour une multitude de points de vue. Son retable en terre cuite émaillée, le Noli me tangere du BArgello, tranche radicalement avec le reste de la production des Della Robbia en se présentant comme un gigantesque camée blanc sur un fonds jaune bouton d'or. En France, il renouvela la sculpture funéraire- on lui doit le premier gisant accoudé dans une église française - et son cheval en bronze, le premier du genre à Paris, contribua à y lancer la vogue des représentations de souverains à cheval.

Rustici eut un rôle déterminant dans la vie sociale florentine, en créant deux "compagnies de plaisir", celle du Chaudron et de la Truelle, où se mêlaient artistes d'avant-garde et jeunesse dorée promédicéenne. ENtre 1512 et 1528, ces confréries organisèrent des sortes de happenings sophistiqué, qui annoncent les intermèdes du maniérisme et du baroque, et elles mirent en scène les premières comédies italiennes modernes, de Machiavel à Bibbiena ; d'où leur importance capitale dans l'histoire du théâtre européen

> Sélection du Prix SNA 2008

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