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Première monographie consacrée à Roger Montané (1916-2002), peintre figuratif exposé dans les années 1960 à Tokyo, New York et Londres, mais effacé de l’historiographie. L’ouvrage Roger Montané, Œuvres/Works réunit des textes d’André Barrère, critique d’art, membre du comité du Syndicat de la presse artistique française, et de Corinne Laouès, docteure en histoire de l’art contemporain.
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| Référence | 9782355324505 |
| Artiste-Genre | Roger Montané |
| Auteur(s) | Collectif |
| Editeur(s) | Lelivredart |
| Format | Ouvrage relié |
| Nb. de pages | 112 |
| Langue | Bilingue Français / English |
| Dimensions | 300 x 240 |
| Date parution | 2026 |
Peindre le bonheur quotidien quand toute l'avant-garde choisissait l'angoisse : tel fut le pari de Roger Montané (1916-2002).
Entre 1949 et 2002, le peintre Roger Montané, formé à Toulouse impose ses figures monumentales et lumineuses, ses gens ordinaires saisis au pastel à l'huile dans les marchés et les gares. De Londres à Tokyo, de Paris à New York, il défend une modernité généreuse. Sa conviction ? La joie n'est pas naïveté, mais exigence picturale.
Cette monographie invite à redécouvrir un peintre qui témoigne d’une autre modernité possible. Une modernité lumineuse et généreuse, où la joie n’est pas naïveté mais exigence.
Mot de l’éditeur :
« Il y a beaucoup de choses embêtantes dans la vie pour que nous n’en fabriquions pas encore d’autres. » Quand Renoir prononçait ces mots, il ne se doutait pas qu’un peintre né à Bordeaux en 1916 en ferait sa profession de foi. Roger Montané a peint le bonheur. Pas celui des cartes postales, mais celui du quotidien saisi dans sa densité charnelle et lumineuse. Dans les pages qui suivent, nous avons voulu montrer combien ce choix, loin d’être une facilité, était à son époque une vraie singularité.
Car il faut le rappeler : dans les années 1950 à 1970, la peinture figurative passait pour une nostalgie désuète. L’avant-garde privilégiait l’angoisse existentielle et l’abstraction. Montané, lui, persévérait. Non par conservatisme, mais par conviction. Il affrontait les problèmes de « l’engagement » et du « témoignage » avec les moyens de son temps, refusant simplement que la modernité passe nécessairement par le pessimisme. Et sa légitimité ? Elle s’imposait d’elle-même : dès 1952, ses œuvres entraient dans des collections londoniennes, puis dans des galeries à Chicago et New York. En 1967, il devenait président du Salon d’automne.
Sa méthode ? Un humanisme par le cadre. Montané donnait visibilité et dignité aux gens ordinaires en les peignant en figures monumentales, cadrées de près, qui occupent massivement l’espace du tableau. Cette bienveillance n’avait rien de sentimental. Elle procédait d’une décision picturale précise, héritée de Picasso et Fernand Léger des années 1920-1930.
Pourtant, malgré son succès précoce dès 1949, Montané ne cessait ses explorations, d’abord sur le post-cubisme d’André Lhote, rencontré à Paris en 1946, puis sur le rôle essentiel de la lumière dans la composition lors de ses séjours en Hollande en 1951 et surtout, au retour du Japon en 1958, avec l’adoption du pastel à l’huile, procédé rapide qui lui permettait de saisir l’instant suspendu. En 1979, il était nommé Peintre de la Marine.
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