Van Dyck

Paris, musée Jacquemart-André (du 8 octobre 2005 au 25 janvier 2009)

Publié le vendredi 24 octobre 2008



Le musée Jacquemart-André présente une exposition consacrée à Antoine Van Dyck (1599-1641), artiste unanimement salué au XVIIème et XVIIIème siècle comme le plus grand portraitiste européen depuis Titien.


Antoon Van Dyck (1599-1641)Portrait d'homme. Musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne (c) Catarina Gomes Ferreira - Musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne
Antoon Van Dyck (1599-1641)
L'exposition retrace sa carrière en invitant le visiteur à suivre l'artiste au fil de ses voyages et de ses sources d'inspiration en nous livrant une éblouissante galerie des personnages illustres de l'Europe de son temps et en particulier de l'Angleterre des Stuart.

Le parcours de l'exposition s'impose en quatre étapes; La première période s'ouvre sur les jeunes années de Van Dyck au coeur d'Anvers, sa ville natale. Enfant prodige, il devient à dix-huit ans, le second de Rubens. Les portraits présentés sont inscrits dans la grande tradition du portrait flamand mais révèlent aussi son désir de souligner la noblesse de ses modèles en s'inspirant des portraits de la renaissance italienne.

La seconde période présente le voyage en Italie que Van Dyck entreprend entre 1621 et 1627 pour approfondir sa connaissance des maîtres italiens. Comme Rubens avant lui, l'Italie révèlera Van Dyck à lui-même. C'est là qu'il deviendra l'artiste favori de l'élégante société génoise et où son style propre s'affirme à travers l'assimilation des grands portraitistes bergamasques (Moroni), Titien ou de Raphaël.

Antoon Van Dyck (1599-1641)Portrait de Mary Killigrew. Purchased with assistance from the Art fund Tate members and Alice Cooper Creed 2003 (c) Tate, London 2008
Antoon Van Dyck (1599-1641)
La troisième période couvre la « deuxième période anveroise » (1627-1632), et le séjour dans les Pays-Bas espagnols (1634-1635). Les oeuvres rassemblées témoignent de l'évolution de Van Dyck qui abandonne l'ancienne rigueur flamande au profit d'une attitude nonchalante des modèles, une grâce mélancolique associées à un déploiement exceptionnel de parures et de couleurs chatoyantes.

Enfin, la dernière partie traite Van Dyck comme le portraitiste favori de la cour d'Angleterre de Charles Ier (1632-1641). Dans ses portraits de l'aristocratie anglaise et des membres de la famille royale, il parvient à un subtil équilibre entre l'exigence de grandeur, de dignité et une souplesse jusqu'alors absente des portraits royaux, en particulier dans ses portraits du roi Charles Ier.

L'exposition s'achève sur un éventail exceptionnel de ces oeuvres qui ont fait la gloire de l'artiste.

Commissariat d'exposition : Alexis Merle du Bourg, docteur en histoire de l'art et Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur du musée Jacquemart-André.

Informations pratiques

 Musée Jacquemart-André, 158 bd Haussmann - 75008 Paris.

 Accès : RER Charles de Gaulle - Etoile / Métro Miromesnil ou Saint Philippe du Roule / Autobus : 22, 28, 43, 52, 54, 80, 83, 84, 93.

 Horaires : Ouvert tous les jours, sans exception, de 10h à 18h. Tél. : 01 45 62 11 59.

 Tarif : 10€, tarif réduit : 7.3€, gratuit enfant (- de 7 ans)

 Catalogue d'exposition : Van Dyck, éditions Actes Sud.


Imprimer cet article

Dans la même rubrique
Expositions à Paris

Voir tous les articles de la rubrique Expositions à Paris