Marie Darrieussecq, lauréate du prix Médicis, a écrit une nouvelle inspirée de l’œuvre de Françoise Pétrovitch. En plus des clins d’œil à son iconographie – oiseau, paysage isolé, figure absente – elle traduit avec ses mots la mélancolie et la langueur qui imprègnent les œuvres de la peintre.
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| Référence | 9782377390861 |
| Artiste-Genre | Littérature illustrée |
| Auteur(s) | Marie Darrieussecq, Françoise Petrovitch |
| Editeur(s) | Semiose |
| Format | Couverture souple |
| Nb. de pages | 48 |
| Langue | Bilingue Français / English |
| Dimensions | 300 x 200 |
| Technique(s) | 18 illustrations couleur |
| Date parution | 2026 |
| Musée | Galerie Semiose, Paris |
Marie Darrieussecq, lauréate du prix Médicis, a écrit une nouvelle inspirée de l’œuvre de Françoise Pétrovitch. En plus des clins d’œil à son iconographie – oiseau, paysage isolé, figure absente – elle traduit avec ses mots la mélancolie et la langueur qui imprègnent les œuvres de la peintre.
À son tour, dans un dialogue fécond, Françoise Pétrovitch a spécifiquement dessiné une série d’encres sur papier d’après la nouvelle de Marie Darrieussecq. Les mots de l’autre conversent avec les images de l’une. Leurs imaginaires se répondent, infusent comme l’encre qui s’épanche en halo autour des figures et des paysages silencieux qu’elles ont inventés en duo.
Extrait du texte de Marie Darrieussecq, Très exactement pour Françoise Pétrovitch :
« Il était parti en voyage. Il s’était envolé par-dessus la bordure de la ville, par-dessus les forêts. Mais les frontières avaient fermé et il ne pouvait plus revenir. Il donnait des nouvelles régulièrement. Et puis, moins régulièrement.
Dans son emploi du temps à elle, ça faisait du blanc. De plus en plus de blanc entre les messages. Et le soir, dans leur maison, elle ne regardait plus du côté de la ville, elle regardait toujours vers la forêt.
Il avait laissé au pied du lit un recueil de Pierre Reverdy, qu’elle ouvrait au hasard, et c’était comme s’il lui parlait. »
Cela fait quelque temps que les œuvres de ces deux femmes se croisent. L’une illustre de sa prose les dessins
de l’autre et vice versa : un lavis vient orner la couverture d’un livre de poche. Images et textes se répondent
dans un dialogue fécond, les deux artistes nourrissant une reconnaissance réciproque qui les rapproche.
La parution de cet ouvrage donne lieu à l’exposition des dessins de Françoise Pétrovitch à la galerie
Semiose, Paris (7 février - 7 mars 2026).
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