Lettre d'information

Corps captifs - Vêtement et prostitution 1850-1946

Essai - Editions Ecole du Louvre / MAD - Ouvrage broché - 168 pages - Textes en Français - Publié en 2026

Au prisme du vêtement, l'essai de Marie Baret traverse l'histoire des maisons closes, qui fait écho à celle de la société, et retrace l'évolution des moeurs et de la représentation de la femme, notamment les prostituées. 

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Référence 9782383140412
Artiste-Genre Essai
Editeur(s) Ecole du Louvre / MAD
Format Ouvrage broché
Nb. de pages 168
Langue Français
Dimensions 245 x 170
Date parution 2026

Du monde prostitutionnel, le grand public connaît peu de choses ; bien souvent circulent des représentations fantasmatiques et stéréotypées.

Qui sait, par exemple, que durant la période réglementariste - entre les années 1850 et 1946 - existaient différents cadres de pratique représentant le spectre sociologique et économique de l'époque : des tolérances au grand raffinement, des maisons de rendez-vous plus modeste ou encore des maisons d'abattage à la rue, chacune s'adressant à une classe sociale déterminée, avec des codes spécifiques ?

Au prisme du vêtement, l'essai de Marie Baret traverse l'histoire des maisons closes, qui fait écho à celle de la société, et retrace l'évolution des moeurs et de la représentation de la femme, notamment les prostituées. Grâce à l'étude méticuleuse de rares témoignages, de rapports de police ou de médecins, et de tableaux et photographies de l'époque, l'autrice dresse un portrait fidèle de cet écosystème complexe - prostituées, tenancières, clients, mais aussi coiffeuses et lingères, institutions policière et médicale, etc. - et de ses règles.

Dans ce milieu, l'habit est un outil de pouvoir. Le contrôle strict du vestiaire prostitutionnel par la police et l'obligation de se conformer à une certaine décence, en tout temps et en tous lieux, est ici présenté comme la manifestation d'une volonté étatique d'encadrer cette pratique. Tout autant, le vêtement est lu comme l'outil de l'oppression que les tenancières de maison exercent sur leurs pensionnaires, tenues captives dans un système de dettes dont elles ne peuvent s'affranchir. À travers la description du vestiaire érotique et de toute sa panoplie - déshabillés galants, robes du soir, peignoirs et autres dessous intimes, bas, corsets, chemises et parfois oripeaux plus modestes -, de ses inspirations - orientalisme, cabaret ou cinéma -, de ses déclinaisons - costumes de jeu de rôle, fétichisme - et de ses mutations, c'est tout un univers et une époque qui se dessinent dans cet ouvrage.

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