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La Chapelle royale de Versailles. Le dernier grand chantier de Louis XIV

Histoire de l'art - Editions Arthena - Ouvrage relié - 424 pages - Textes en Français - Publié en Réédition 2021

Théâtre de la dévotion royale, cadre privilégié de la vie de cour, la chapelle royale du château de Versailles occupe aussi une place importante dans l’histoire de l’art pour son architecture, sa décoration et son mobilier.

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Référence 9782903239695
Artiste-Genre Histoire de l'art
Auteur(s) Alexandre Maral, Thomas Clouet, Frédéric Didier, Emmanuel Sarmeo
Editeur(s) Arthena
Format Ouvrage relié
Nb. de pages 424
Langue Français
Dimensions 320 x 240
Technique(s) 1 006 illustrations
Date parution Réédition 2021
Poids 2.9

La magistrale restauration de la chapelle royale de Versailles a été achevée au printemps 2021 après plus de trois ans de travaux. Elle est l'occasion d'une nouvelle édition de l'ouvrage d'Alexandre Maral paru en 2011. Bénéficiant d'une campagne photographique de grande ampleur réalisée par les photographes du Château, le texte, mis à jour, est enrichi d'une présentation de ce chantier exceptionnel par les architectes qui l'ont conduit. Des dorures de la toiture retrouvées à la remise en état de la charpente, des vitraux et des sculptures, c'est l'édifice tout entier qui apparaît aujourd'hui dans sa splendeur initiale.

Testament religieux de Louis XIV, la chapelle, édifiée à partir de 1687, constitue un manifeste de l'architecture innovante de ce temps par Jules Hardouin-Mansart, puis Robert de Cotte. Par son extraordinaire décor, elle est aussi un chef-d'oeuvre artistique du Grand Siècle auquel ont participé plus de cent sculpteurs, dont les frères Coustou, et les peintres Jouvenet, Antoine Coypel, La Fosse ou les Boullogne. La présente édition rend compte de cette richesse par un répertoire exhaustif, en particulier des statues et bas-reliefs, restaurés mais d'origine, qui forment le plus important ensemble authentique conservé de l'époque classique.

À l’écart du parcours de visite du château, la chapelle royale de Versailles, superbe illustration du génie de Jules Hardouin-Mansart, reste encore aujourd’hui injustement méconnue. Avant d’être inauguré en 1710, le somptueux édifice que nous connaissons a fait l’objet d’une lente élaboration, dont les quatre chapelles qui l’ont précédé ont marqué lesprincipales étapes, outre les nombreux projets envisagés dès les années 1680. D’abondantes sources constituées de comptes, devis, correspondances, etc., permettent de retracer ce qui fut l’un des chantiers majeurs de Versailles, entrepris dès 1687 et mené à terme par la volonté expresse de Louis XIV, et d’en discerner les enjeux architecturaux.

Concepteur de l’édifice, son principal maître d’oeuvre, mais aussi, à partir de 1699, son maître d’ouvrage, Hardouin-Mansart fit en effet de la chapelle de Versailles un manifeste d’une architecture moderne et gallicane, référence consciente à l’héritage de la Sainte-Chapelle et à la Colonnade du Louvre, l’une des plus prestigieuses réalisations du règne.

Le décor représenta aussi une entreprise particulièrement ambitieuse, mobilisant une dizaine de peintres, notamment Antoine Coypel, Charles de La Fosse et Jean Jouvenet, et plus d’une centaine de sculpteurs, parmi lesquels des talents aussi brillants et divers que les frères Nicolas et Guillaume Coustou, François-Antoine Vassé, Corneille Van Clève, Robert Le Lorrain ou encore Jules Degoullons et son équipe de sculpteurs ornemanistes. Tous ces artistes donnèrent le meilleur d’eux-mêmes pour concevoir et réaliser un programme iconographique au service de l’énoncé du dogme catholique, illustrant également la fonction royale de l’édifice et reflétant certains débats ecclésiologiquesou doctrinaux.

L’extraordinaire mobilier réalisé pour cette chapelle mobilisa aussi de nombreux talents : en grande partie disparu depuis la Révolution, il est connu par les sources anciennes, et notamment de précieux relevés. Ces derniers concernent notamment les confessionnaux, le prie-Dieu du roi, ainsi que les oratoires en lanterne qui étaient situés de part et d’autre de la tribune royale. D’autres éléments, et non des moindres, subsistent sur place, comme l’admirable buffet d’orgue, installé à un emplacement étonnant et dont le relief du roi David contribue à exalter la fonction sacrale de la royauté.

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