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En parallèle de l'exposition collective « Clair-obscur », Laura Lamiel investit les 24 vitrines du Passage de la Bourse de Commerce - Pinault Collection. Le titre « ça fait un bruit d'ailes, de feuilles, de sable », emprunté à En attendant Godot de Beckett, annonce le climat sensoriel et poétique de cette installation
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| Référence | 9782373722512 |
| Artiste-Genre | Laura Lamiel |
| Auteur(s) | Alexandra Bordes |
| Editeur(s) | Collection Pinault / Dilecta |
| Format | Leporello |
| Nb. de pages | 60 |
| Langue | Bilingue Français / English |
| Dimensions | 255 x 185 |
| Date parution | 2026 |
| Musée | Collection Pinault. Bourse de Commerce, Paris |
Leporello publié à l'occasion de l'exposition « ça fait un bruit d'ailes, de feuilles, de sable » de Laura Lamiel, présentée à la Bourse de Commerce, Paris (jusqu'au 31 août 2026).
En parallèle de l'exposition collective « Clair-obscur », Laura Lamiel investit les 24 vitrines du Passage de la Bourse de Commerce - Pinault Collection sous le commissariat d'Alexandra Bordes. Le titre « ça fait un bruit d'ailes, de feuilles, de sable », emprunté à En attendant Godot de Beckett, annonce le climat sensoriel et poétique de cette installation.
Lamiel investit les anciennes vitrines de la Halle au Blé en y poursuivant son travail sur les « cellules », entamé dans les années 1990. Ces structures ouvertes, proches à la fois de l'atelier et de l'abri, faites de parois blanches, de verre et de surfaces réfléchissantes, dialoguent subtilement avec l'esthétique muséale des vitrines. Alors que celle-ci isole et sacralise l'objet en le maintenant à distance, les « cellules » introduisent un rapport intime, presque corporel. Elles deviennent des espaces d'intériorité où s'accumulent objets personnels, fragments trouvés et matériaux usés, chargés d'une mémoire silencieuse. D'une cellule à l'autre, motifs et matières se répètent : chaussures d'enfants, gants, tissus compressés, manteaux de coton, briques émaillées, poudre d'ardoise, ou encore une phrase dactylographiée sur du linge : « rien n'est à faire tout est à défaire ». La lumière, omniprésente, joue un rôle décisif : les tubes fluorescents révèlent et occultent à la fois, structurent l'espace et instaurent une tension entre visible et invisible, entre surface et profondeur.
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