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Martin Schongauer - Le bel immortel

Martin Schongauer - Editions Musée du Louvre / Skira - Broché avec Rabat - 224 pages - Textes en Français - Publié en 2026

Martin Schongauer (1445-1491) est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge. Rassemblant pour la première fois peintures, retables, dessins et estampes, ce livre révèle l'ampleur de son talent.

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Référence 9782370743008
Artiste-Genre Martin Schongauer
Auteur(s) Pantxika Béguerie-de Paepe, Hélène Grollemund,
Editeur(s) Musée du Louvre / Skira
Format Broché avec Rabat
Nb. de pages 224
Langue Français
Dimensions 280 x 208
Date parution 2026
Musée Musée du Louvre, Paris

Catalogue de l'exposition Martin Schongauer, le bel immortel, présentée au Musée du Louvre, Paris (8 avril - 20 juillet 2026).

Martin Schongauer (1445-1491), peintre lettré et graveur de génie - surnommé « le Beau Martin » par ses contemporains et par Albrecht Dürer, qui le tenait en très haute estime -, est un des maîtres les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge.

Jouant sur la diversité des sujets - scènes religieuses, thèmes animaliers et fantastiques ou éléments décoratifs - et sur le pouvoir de diffusion de l'estampe, cet artiste originaire de Colmar acquiert vite une place éminente dans l'art occidental. À la croisée de la tradition médiévale et de la modernité naissante, son travail délicat est aussi nourri d'influences d'outre-Rhin et des anciens Pays-Bas.

Rassemblant pour la première fois peintures, retables - dont son admirable chef-d'oeuvre La Vierge au buisson de roses - dessins et estampes, ce livre révèle l'ampleur de son talent et l'extraordinaire séduction que son oeuvre opéra jusqu'au XVIIe siècle, lui conférant bien longtemps après sa mort ce statut d'« immortel ».

La vie de Martin Schongauer reste mal connue du fait de la rareté des sources. Fils et frère d'orfèvres colmariens, il atteint rapidement dans ses gravures une grande maîtrise du délicat travail au burin, surpassant l'exemple de son aîné, le Maître ES, par son sens aigu de la précision et une claire appréhension de la profondeur. Ses premières œuvres mettent en évidence sa connaissance de l'art des grands peintres des Pays-Bas méridionaux comme Rogier van der Weyden, mais aussi des artistes de Nuremberg, une ville dans laquelle il a vraisemblablement séjourné à l'occasion d'un voyage entrepris entre 1465 et 1470 environ.

De rares et précieuses peintures de Schongauer sont parvenues jusqu'à nous. Elles révèlent un souci esthétique tant dans la représentation humaine que dans le décor environnant et un goût profond du détail ornemental ou naturaliste. Les petits panneaux peints par Schongauer mettent en avant la nouvelle relation intimiste entre la Vierge et l'Enfant, la sérénité des scènes d'adoration et le rôle de premier plan de Marie. L'exposition confronte ces œuvres, destinées à la dévotion privée, avec de grands ensembles commandés par les institutions religieuses - ils ornaient des églises de Colmar ou la commanderie d'Issenheim et n'ont que rarement quitté l'Alsace.

Le style séduisant de Martin Schongauer trouve toutefois son apogée dans ses estampes. Sa virtuosité technique impressionnante s'allie à sa connaissance approfondie des textes apocryphes ou des commentaires de la vie des saints. Il s'y révèle un artiste lettré, un narrateur inventif et délicat ainsi qu'un fin observateur de la nature. Il joue sur la diversité des sujets afin de toucher le plus grand nombre de clients. À côté de scènes religieuses, il développe des thèmes animaliers et fantastiques ou des éléments décoratifs.

Après sa disparition, l'art de Schongauer, et particulièrement ses estampes, a continué d'opérer une séduction extraordinaire sur les artistes. Nombre de dessins, peintures, gravures, livres imprimés, sculptures et objets d'art, produits de la fin du XVe siècle au XVIIe siècle, de l'Espagne à l'Italie, en passant par la France ou la Bohême, par des artistes anonymes ou reconnus, s'inspirent avec plus ou moins de liberté des œuvres de l'illustre graveur. Cette persistance durable lui confère un statut d'« immortel ».

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