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Le Caravage

Le Caravage - Editions Editions du Regard - Relié - 230 pages - Textes en Français - Publié en 2004

Pour Roberto Longhi, le Caravage fut certainement le premier des peintres ''modernes''. Un ensemble cohérent traitant à la fois du Caravage, de ses antécédents, de son influence, et des échos de son oeuvre dans la peinture française...

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Référence LIV_9782841051694
Artiste-Genre Le Caravage
Auteur(s) Roberto Longhi
Editeur(s) Editions du Regard
Format Relié
Nb. de pages 230
Langue Français
Dimensions 232 x 305 x 18 millimètres
Date parution 2004

Pour Roberto Longhi, le Caravage fut certainement le premier des peintres ''modernes''. Dès 1926, il lui consacre une analyse inaugurant une réflexion née du refus de l'art considéré comme illustration, c'est-à-dire comme littérature figurée. Démarche associée au refus d'un formalisme étroit qui se développera tout au long de sa vie, ainsi qu'en témoignent les textes composant notre volume et formant un ensemble cohérent traitant à la fois du Caravage, de ses antécédents, de son influence, de même que des échos de son oeuvre dans la peinture française, et mettant notamment l'accent sur un aspect souvent négligé : les liens de l'esthétique caravagesque avec le réalisme lombard après la Contre-Réforme. De ces textes, seul le deuxième de notre édition - Le Caravage - a été publié en langue française, en 1968, dans une traduction de Pierre Vorms. Ouvrage depuis longtemps introuvable dans lequel l'aspect polémique de Longhi avait été gommé.

 

Roberto Longhi, né en 1890, manifesta d'emblée son aversion envers une critique entachée de romantisme ou d'idéalisme, celle-ci pour lui incarnée par Benedetto Croce, autant que par le positivisme de Giovanni Battista Cavalcaselle. Formé à l'école d'Adolfo Venturi, sensible au formalisme de l'Ecole de Vienne, particulièrement attaché à l'autonomie des arts figuratifs telle qu'elle s'exprime chez Adolf von Hildebrand, Roberto Longhi sera, pour un temps, séduit par la démarche de Giovanni Morelli, qui le conforte dans sa volonté d'examiner les oeuvres en elles-mêmes, et l'amènera à s'intéresser alors aux études sur les peintres italiens de la Renaissance de Bernard Berenson. Se tenant d'une certaine façon ''en marge'', et infiniment respecté, Roberto Longhi - par goût sincère autant peut-être que par son talent pour la polémique -, se singularisa par la largeur de ses vues, s'intéressant tant à Cimabue qu'à Nicolas de Staël. Et ceci sans feindre d'ignorer jamais la dimension ''anti-historique'' de la référence au présent comme critère de validité.

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