il Parmigianino - le Parmesan

Girolamo Francesco Maria Mazzola, dit il Parmigianino ou le Parmesan en français (1503-1540), peintre italien de la Renaissance et du tout début du maniérisme, école émilienne.

Girolamo Francesco Maria Mazzola naît à Parme en 1503. Appelé par Giorgio Vasari Parmigianino, « le petit Parmesan », il reçoit une première formation auprès de ses oncles, Pier Ilario et Michele Mazzola, peintres eux-mêmes, sensibles à l'art de Venise et de Ferrare. Parmi les premiers tableaux connus de Parmesan, on peut citer le Mariage mystique de sainte Catherine, exécuté vers 1520 pour l'église San Pietro à Viadana. Entre 1521 et 1522, il participe au décor de l'église San Giovanni Evangelista de Parme, aux côtés du Corrège qui achève alors la Vision de saint Jean à Patmos. Durant cette même période, Parmesan reçoit la commande du décor du camerino, dans le palais de la Rocca Sanvitale à Fontenallato, propriété du comte Galeazzo Sanvitale et son épouse Paola Gonzaga. Peignant à fresque sur la voûte de cette petite pièce, l'artiste illustre l'histoire de Diane et Actéon, inspirée par des Métamorphoses d'Ovide, sur quatorze lunettes disposées autour d'un octogone central percé d'un miroir. Le voyage à Rome : 1524-1527 En 1524, Parmesan part pour Rome, afin d'étudier d'après les maîtres, Raphaël et Michel-Ange, découvrir les grands décors des palais romains ainsi que les vestiges de l'Antiquité. Sous le pontificat de Clément VII, il obtint la commande du décor de la Sala dei Pontefici, qui ne vit jamais le jour. En 1526, il peint la Vision de saint Jérôme (Londres, National Gallery) destinée à l'église San Salvatore in Lauro. Pour cette représentation de l'apparition de la Vierge et de l'Enfant accompagnés de saint Jean- Baptiste à saint Jérôme, Parmesan multiplie les études préparatoires parmi lesquelles la feuille de l'Ecole des beaux-arts, centrée sur le groupe frontal de la Vierge et de l'Enfant, traité en clair-obscur à l'aide de hachures régulières, occupe une place de choix. Le séjour romain de Parmesan prend fin avec l'arrivée des troupes impériales de Charles Quint en 1527, pillant la ville et contraignant le pape à se rendre. Comme Polidoro da Caravaggio, Perino del Vaga ou encore Rosso, Parmesan fuit Rome, où sévit une épidémie de peste, pour s'installer à Bologne. Entre dessins et gravures à Bologne : 1527-1530 A Bologne où il demeure trois ans, Parmesan exécute de grands retables, que Vasari décrit dans ses Vies. Le peintre diversifie ses talents et confie ses compositions à des graveurs qui utilisent la technique du Chiaroscuro, comme Antonio da Trento, ou l'eau-forte, comme le monogrammiste F.P. et Vincenzo Caccianemici. Le retour à Parme : 1530 À son retour à Parme, au début de 1530, Parmesan est engagé pour réaliser le décor de l'abside et de la voûte orientale de l'église Santa Maria della Steccata. Commandé le 10 mai 1531, le décor inachevé ne comprend que les fresques de la voûte. Giulio Romano et ses assistants reprennent quelques mois plus tard ce chantier. Emprisonné en 1539, Parmesan quitte la ville quelques semaines plus tard, pour se rendre à Casalmaggiore. La collection Jean Bonna conserve deux projets pour les figures d'Aaron et d'Adam, peints sur la voûte de l'église Santa Maria della Steccata. Tout en se consacrant à des travaux d'alchimie durant cette dernière période, le peintre exécute la célèbre Madone au long cou (Florence, Musée des Offices), destinée à l'autel de la chapelle funéraire de Francesco Tagliafferri dans l'église de Santa Maria dei Servi à Parme. Inachevée à sa mort en 1540, cette oeuvre est précédée de nombreuses études préparatoires, dont la sanguine de la collection Jean Bonnaoffre un très bel aperçu. Parallèlement, Parmesan dessine plusieurs compositions autour du thème de Lucrèce se poignardant. {Biographie extraite du dossier de presse de l'exposition "Parmesan, dessins et gravures en clair-obscur", ENSBA, Paris 2011.}

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Exposition Le Parmesan, dessins du Louvre

Le 12 février 2016

De Parme à Casalmaggiore, en passant par Rome et Bologne, l'exposition permet de suivre pas à pas l'évolution fiévreuse de l'artiste Parmigianino, l'une des plus belles mains du dessin italien.


Exposition de dessins et gravures de Parmesan à l'ENSBA, Paris

Le 12 avril 2011

Le cabinet de dessins de l'Ecole des beaux-arts présente au printemps 2011 un ensemble d'une trentaine d'oeuvres de la Renaissance issues de l'école émilienne, dominée par Parmesan.

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