Dans l'atelier de Fragonard. Marguerite Gérard, artiste en 1789

Exposition au musée Cognac-Jay, Paris (10 septembre - 6 décembre 2009)

Publié le mardi 20 octobre 2009



L'exposition présente 60 tableaux et dessins. Des portraits réalisés par Marguerite Gérard, Jean-Honoré Fragonard, mais aussi des oeuvres montrant les sources de l'artiste, le succès de la mode des portraits intimistes au début du XIXe siècle, ainsi que des oeuvres photographiques...


Marguerite Gérard (1761-1837) était la belle-soeur du peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806). Élève, puis assistante et collaboratrice du maître, à la fin des années 1780, alors que la gloire de Fragonard faiblit, la jeune Marguerite lance sa carrière.

Jean-Honoré Fragonard et Marguerite GérardLe chat Angora, vers 1786. Huile sur toile, BAltimore museum of Art (c) Courtesy Bernheimer Fine Old Masters, Munich
Jean-Honoré Fragonard et Marguerite Gérard
En 1787, Marguerite Gérard, tout juste âgée de 26 ans, entreprend une série de portraits représentant des personnalités du monde des artistes logés au Louvre, de celui de l'Opéra comique ainsi que des mécènes les plus en vue de Paris.

Elle exécute ces portraits sur des supports de bois de même format (21 x 16 cm), adoptant une formule et une mise en page qui se distinguent par la représentation en pied des personnages, la présence d'un guéridon faisant office de signature. L'enjeu est pour elle de rendre bien reconnaissable sa manière par le choix de ce format et l'agencement de ses compositions.

La série des petits portraits de Marguerite Gérard met en avant la nécessité pour une femme artiste à la fin du XVIIIe siècle d'avoir une stratégie artistique et commerciale et de mettre au point une formule originale pour attirer le regard sur son oeuvre. Marguerite Gérard, habilement conseillée par son beau-frère, a mis à profit ses amitiés. Les salons étaient l'un des lieux où la femme avait une très grande liberté, et elle prit acte de ce pouvoir.

Marguerite Gérard (1761-1837)Portrait de Jean-Joseph Mougins de Roquefort, vers 1789. Huile sur papier marouflée sur bois. Collection particulière (c) Droirs réservés
Marguerite Gérard (1761-1837)
Les petits portraits participèrent à la construction de l'image de Marguerite Gérard, mais aussi à l'idée que cette société se faisait d'elle-même, puisqu'il fallait « en être ». Marguerite Gérard dressa un tableau fidèle des réseaux de sociabilité existant entre les cercles des galeries du Louvre et du Palais-Royal. Tout au long de sa carrière, elle
se montra au coeur d'un cercle choisi de comédiens, de musiciens, de gens de lettres et d'amateurs éclairés. Extraits de la présentation de Carole Blumenfeld, commissaire scientifique de l'exposition.

L'exposition présente 61 oeuvres, peintures, dessins et photographies, en provenance des Etats-Unis, d'Italie, d'Allemagne et de France. Outre des oeuvres de Marguerite Gérard et de Jean-Honoré Fragonard, dont un important tableau de collaboration, elle présente des portraits contemporains montrant les sources de l'artiste et le succès de la mode des portraits intimistes au début du XIXe siècle, jusqu'à la photographie.

Commissariat général : José de Los Llanos, directeur du musée Cognacq-Jay
Commissariat scientifique : Carole Blumenfeld, chargée d'études à l'Institut National d'Histoire de l'Art, doctorante, spécialiste de Marguerite Gérard.

Informations pratiques

 Musée Cognacq-Jay : 8, Rue Elzévir - 75003 Paris

 Horaires : Ouvert tous les jours, sauf le lundi et les jours fériés, de 10h à 18h.

 Tarif plein : 5 euros, tarif réduit : 3.5 euros, demi-tarif : 2.5 euros. Accès gratuit aux collections permanentes.

 Accès : métro Saint-Paul, Rambuteau ou Chemin vert. Bus 29, 69, 76, 96

 Tel : 01.40.27.07.21

 Catalogue de l'exposition : Marguerite Gérard. Artiste en 1789 dans l'atelier de Fragonard, édition Paris-Musées


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