Robert Doisneau, Du métier à l'oeuvre

Exposition à la Fondation Henri Cartier-Bresson (du 13 janvier au 18 avril 2010)

Publié le mercredi 10 février 2010



L'exposition propose une sélection d'une centaine d'épreuves originales, choisies en majorité parmi les trésors de l'atelier de Robert Doisneau et dans diverses collections publiques ou privées.


Robert Doisneau (1912-1994)Jeux africains, 1945 (c) Atelier Robert Doisneau
Robert Doisneau (1912-1994)
Les images présentées ont été réalisées entre 1930 et 1966 à Paris et dans sa banlieue, ces tirages originaux offrent un regard nouveau sur l'oeuvre de Doisneau.

Le photographe humaniste saisit alors la réalité de Paris et sa banlieue, une photographie documentaire qui fait resurgir une époque avec tendresse et ironie mais sans apprêt et l'oeuvre ainsi abordée prend un sens différent.

Tout au long de sa vie, Doisneau a été fasciné par la banlieue. Jean-François Chevrier* parle du besoin de Doisneau de fixer ce qui était en train de disparaître et de laisser le souvenir de ce petit monde qu'il aimait. Il admirait Eugène Atget qui avait bien plus tôt photographié Paris, ses rues, ses places publiques ou ses théâtres de boulevard.

C'est toujours en ironisant sur lui-même, que Doisneau abordait son travail, qui n'était pour lui que l'antidote à l'angoisse de ne pas être. Jongleur, funambule, illusionniste pour encore plus de réalisme, tel est le paradoxe trompeur de celui qui voulait « réussir ses tours comme le font les artistes du trottoir », avec la lucidité pudique d'un artiste malgré lui.

Robert DoisneauBidonville à Ivry, 1946 (c) Atelier Robert Doisneau
Robert Doisneau
Une grande complicité le liait à Henri Cartier-Bresson ; aussi enfantins l'un que l'autre dans leurs rires, ils ne manquaient cependant pas de se consulter sérieusement dès que le métier l'exigeait. Notre amitié se perd dans la nuit des temps, écrivait HCB en 1995, nous n'aurons plus son rire plein de compassion, ni les réparties percutantes de drôlerie et de profondeur. Jamais de redite, chaque fois la surprise. Mais sa bonté profonde, l'amour des êtres et d'une vie modeste, est pour toujours dans son oeuvre.

*Jean-François Chevrier, critique d'art.

Informations pratiques :

 Fondation HCB, 2 impasse Lebouis - 75014 Paris

 www.henricartierbresson.org

 Ouverture :du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30, le samedi de 11h00 à 18h45, nocturne gratuite le mercredi de 18h30 à 20h30. Fermé lundi et jours fériés

 Tarifs : 6 €, TR 3 €, nocturne gratuite le mercredi de 18h30 à 20h30.

 Accès : Métro Gaîté, ligne 13 / EMétro dgar Quinet, ligne 6. Bus : Ligne 28 et 58 arrêt Losserand-Maine / Ligne 88, arrêt Jean Zay au Maine

 Catalogue de l'exposition : Robert Doisneau, Du métier à l'oeuvre, éditions Steidl


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