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Exposition Vrai ? Faux ? Le primitif italien était presque parfait, au Palais Fesch d'Ajaccio

Une exposition présentée au Palais Fesch musée des beaux arts d'Ajaccio (28 juin - 1er octobre 2012).

Publié le lundi 23 juillet 2012



Le Palais Fesch-musée des Beaux-Arts d'Ajaccio propose au public une exposition inédite sur les peintures des Primitifs italiens, depuis leur redécouverte au 18e siècle, l'engouement que suscitèrent au 19e siècle ces peintures à «fonds d'or», et l'essor des faux qui s'en suivit.


fesch4.jpgOutre la passion du cardinal Fesch pour le 17e siècle, le Palais Fesch-musée des Beaux-Arts compte parmi les plus importantes collections italiennes de cette période, ce grand collectionneur fut également l'un des premiers amateurs des Primitifs italiens (Cimabue, Giotto, Verrocchio, Lippi), ces peintures sur fond d'or de la première Renaissance italienne.

C'est à la fin du 18e siècle que ces oeuvres furent redécouvertes. Elles étaient alors des peintures d'églises, négligées, qui s'entassaient dans les sacristies, les chapelles secondaires, dans les greniers ou les dépôts, et les fresques dormaient, nombreuses, sous le badigeon ». Les Primitifs italiens suscitaient au mieux l'indifférence, au pire le mépris.

fesch2.jpgAvant Fesch, d'autres Français de passage à Rome - Séroux d'Agincourt (1730-1814), et le chevalier Artaud de Montor (1772-1849) - s'étaient intéressés à ces artistes qui avaient précédé Raphaël.

Cet intérêt nouveau, un peu timide et limité dans un premier temps à quelques érudits, se transforme au fil du 19e siècle en un engouement général auprès des amateurs d'art, qui fut bientôt suivi par un essor sans précédent de faux.

L'exposition raconte l'histoire de ces Primitifs italiens, en un parcours à travers les siècles qui s'accompagne d'une réflexion sur l'oeuvre et son double, sur le détournement des images, et d'une manière générale sur les « copies, répliques et pastiches » présents dans la peinture dès le Moyen-âge et durant toute la période de la Renaissance.

fesch3.jpgOù peut-on situer la limite entre le vrai et le faux ? L'original et son double ? Dans les ateliers italiens de la Renaissance, le phénomène de la copie se joue comme un véritable exercice de style : le maître crée, l'élève copie. À la fin du 15e siècle, les ateliers florentins de Botticelli, Lorenzo di Credi et Ghirlandaio, présents dans cette exposition, produisent des « originaux multiples ».

La faveur dont jouissent certains peintres incite les élèves ou ateliers concurrents à apposer de fausses signatures sur leur tableau, comme on le pratique parfois dans les ateliers vénitiens de la fin du 15e siècle.

Certaines oeuvres des 14e et 15e siècles firent l'objet d'une telle dévotion que les peintres continuaient à les copier sur plusieurs décennies, voire plusieurs siècles, souvent à la demande des commanditaires. L'admiration pour telle peinture de Giotto ou de Simone
Martini en assurait la fortune critique.

Au 19e siècle, l'engouement rapide pour les Primitifs italiens entraîne le démembrement de nombreux grands retables et incite les marchands et les collectionneurs à transformer les oeuvres, à réinventer leur contexte ou à les « dévoyer ».

Le Primitif se met alors au service du décoratif et du commercial. Les métamorphoses peuvent ainsi aller d'un simple maquillage - on repeint ce qui gêne ou est abîmé - à de véritables détournements d'usage, comme ces panneaux de plafond lombard du 15e siècle transformés en portrait indépendant, voire en porte-manteau !

Toutes les conditions sont désormais réunies pour que s'ouvre l'ère des falsifications : le succès des Primitifs, un marché de l'art bien organisé, une demande croissante des grands collectionneurs (en particulier américains, dès la fin du 19e siècle) ont sans doute stimulé restaurateurs et marchands dans la production de faux. Qu'il s'agisse de copies fidèles d'oeuvres existantes ou de ‘collages' à partir d'éléments puisés dans un vaste répertoire certains de ces tableaux parviennent à duper les plus grands experts.

Le parcours permet au public de découvrir aussi bien certains aspects de la peinture italienne du Moyen-âge et de la Renaissance (Lippo Memmi, Bartolo di Fredi, Botticelli, Lorenzo di Credi), que des falsifications, longtemps confinées dans les réserves et absentes des catalogues de musées.

Informations pratiques :

 Exposition : Vrai ? Faux ? Le primitif italien était presque parfait..., jusqu'au 1er octobre 2012.

 Palais Fesch musée des beaux-arts : 50, rue Fesch - 20 000 Ajaccio

 Plein tarif : 8€, tarif réduit : 5€

 Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h30 à 18h. Les jeudis et dimanches de12h à 18h.

 Catalogue d'exposition Vrai ? Faux ? Le primitif italien était presque parfait..., éd. Silvana

Cette exposition est rendue possible par les prêts généreux de nombreuses institutions publiques françaises, suisses et italiennes.

Commissariat d'exposition : Esther Moench, conservateur du patrimoine honoraire. Le comité scientifique est composé de Philippe Costamagna, Michel Laclotte, Élisabeth Mognetti, Dominique Thiébaut et Nathalie Volle.


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