Exposition Georges Kars, un Bohémien à Paris - mahJ, Paris

Une exposition présentée au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme - mahJ, Paris (15 octobre 2026 - 14 mars 2027)

Published on Friday 23 October 2026



Cette rétrospective consacrée à Georges Kars (1880-1945) met en lumière une figure majeure de l’École de Paris, aujourd'hui oubliée. L’exposition souligne notamment l’attachement de l'artiste à la France, ainsi que les liens étroits entre les scènes artistiques pragoises et parisiennes dans la première moitié du XXe siècle.


Grâce à un partenariat exceptionnel avec la Galerie nationale de Prague, le mahJ présente la première grande rétrospective parisienne consacrée depuis 1945 au peintre tchèque Georges Kars (1880-1945). L’exposition réunit plus de 150 peintures, dessins et documents d’archives.

Né Jiří Karpeles en 1880 dans une famille juive germanophone près de Prague, Georges Kars a étudié à l'Académie des Beaux-Arts de Munich, où il a découvert l'expressionnisme allemand et fait la connaissance d'artistes tels que Jules Pascin et Paul Klee. Lors d’un séjour à Madrid en 1906-1907, il découvrit l’œuvre de Velázquez et de Goya et fit la connaissance de Juan Gris.

Kars s’installa à Paris en 1908 et se lia d’amitié avec Marc Chagall, Guillaume Apollinaire et Max Jacob. D’abord influencé par le cubisme, il développa un style figuratif singulier, caractérisé par des compositions solides, des formes arrondies et une approche sensible de ses sujets. Après avoir servi dans l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale, il revint en France en 1919. Proche de Maurice Utrillo, de Suzanne Valadon et de Chana Orloff, il exposait régulièrement aux salons parisiens et à la Galerie Berthe Weill.

En 1937, après le succès d’une grande rétrospective à Prague, Georges Kars et son épouse Nora reviennent vivre dans la capitale tchèque. Mais en février 1939, face à la menace d’invasion de la Tchécoslovaquie, ils repartent précipitamment à Paris, laissant derrière eux une partie des œuvres qui seront pour la plupart vendues ou détruites par les nazis. En novembre 1942, après l’occupation de la zone sud, Georges Kars passe clandestinement en Suisse avec Chana Orloff et son fils, où ils sont arrêtés. Kars est interné dans différents camps. Libéré début 1945, il met fin à ses jours à Genève le 5 février, quelques jours avant son retour à Paris.

De son vivant, Kars était un artiste reconnu qui exposait à la galerie Berthe Weill, était acheté par les musées et avait les faveurs de la critique. Après son décès brutal en 1945, il est devenu un artiste confidentiel. Alors qu’une partie de son œuvre a été détruite par les nazis, il est temps de lui redonner sa place dans l’École de Paris.

Informations pratiques :
• Catalogue Georges Kars. Un Bohémien à Paris, éd. Liénart / MAHJ
• Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, Hôtel de Saint-Aignan : 71, rue du Temple - Paris 3e
• Le musée est ouvert Mardi, jeudi, vendredi : 11h-18h. Mercredi : 11h-21h. Samedi et dimanche : 10h-19h
• Accès Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville. RER : Châtelet au Les Halles. Bus : 29, 38, 47, 75. Parking : Beaubourg, Hôtel de Ville
• Tarif : Plein tarif : 13€, Tarif réduit : 9€ / 5€ (18-25 ans résidents UE)

Commissariat d'exposition : Anna Pravdová, conservatrice de la collection d’art moderne de la Galerie nationale de Prague. Pascale Samuel, conservatrice de la collection moderne et contemporaine du mahJ


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