Exposition - Camille Corot (1796-1875)

Paris, musée du Louvre (du 31 mai au 27 aout 2007)

Publié le mardi 12 juin 2007



L'exposition évoque les principales étapes de la vie et de l'oeuvre de Corot qui, pendant près de trente ans, a évolué entre les deux grands courants du XIXe siècle, le romantisme et le classicisme.


cor1.jpgJean-Baptiste Camille Corot (1796-1875). Portrait de jeune fille au grand chapeau, dite « Mon Agar ». Musée du Louvre, DAG ©Photo RMN-Thierry Le Mage
Le musée du Louvre conserve le fonds le plus important de dessins et d'albums de Camille Corot issu, en grande partie, de la collection léguée en 1927 par Etienne Moreau-Nélaton. Le département des Arts graphiques propose de redécouvrir ce fonds au travers d'une sélection d'oeuvres comprenant quatorze albums remplis de croquis pris sur le vif, de notes et de réflexions de l'artiste ainsi qu'une soixantaine de dessins dont une quinzaine de feuilles les plus célèbres et le seul cliché-verre de Corot que possède le musée.

Pour Corot, le dessin est l'essence même de l'activité créatrice. Il a dessiné tout au long de sa vie, variant les techniques, les supports et les modèles. Dans sa jeunesse, il a une prédilection pour la précision du crayon graphite et la vigueur de la plume puis il préfère le velouté et la profondeur du fusain. Célébré par Paul Valéry comme un génie du noir et du blanc, Corot a laissé une oeuvre graphique magistrale sans se laisser enfermer dans une quelconque mode artistique.

La première partie de l'exposition est centrée sur les séjours de Corot en Italie et rappelle son attirance profonde pour la nature et son désir de la rendre telle qu'elle est. Ses paysages, d'une précision incisive, réalisés au graphite ou à la plume, révèlent une observation rigoureuse mais sensible. On y découvre souvent un personnage ou une petite silhouette car l'une des préoccupations de l'artiste a été d'intégrer la figure humaine dans le paysage. Simultanément, Corot s'intéresse au portrait en privilégiant les attitudes et les expressions plutôt que la ressemblance physique.

La deuxième partie de l'exposition évoque les allées et venues de Corot en France. Dans le Nord, il rencontre le peintre Constant Dutilleux avec qui il se lie d'amitié et qui le sensibilise à la technique du cliché-verre, procédé intermédiaire entre la gravure, le dessin et la photographie. Corot devient alors l'une des figures majeures de la gravure du XIXe siècle. Alfred Robaut, le gendre de Dutilleux, se passionne pour l'artiste et le suit partout. Il sera son biographe et entreprendra le catalogue de son oeuvre qui sera terminé par Etienne Moreau- Nélaton.

L'exposition s'achève sur les dessins tardifs de Corot. A la fin de sa vie, il réalise des paysages mystérieux exécutés au fusain sur des papiers de couleurs. A l'aide des souvenirs de ses voyages, l'artiste recrée alors un univers imaginaire, où l'homme se fond dans une nature majestueuse baignée par un éclairage crépusculaire.

Commissaire d'exposition : Arlette Sérullaz, musée du Louvre.

Musée du Louvre (31 mai-27 août 2007), Département des Arts graphiques, Aile Sully, salle 20-23. Exposition ouverte tous les jours de 9 h à 18 h, sauf le mardi, nocturnes jusqu'à 22 h les mercredi et vendredi. Accès par métro, station Palais Royal/musée du Louvre.

> Catalogue de l'exposition


Imprimer cet article

Dans la même rubrique
Expositions à Paris

Voir tous les articles de la rubrique Expositions à Paris