William Blake. Le Génie visionnaire du romantisme anglais

Paris, Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris (du 2 avril au 28 juin 2009)

Publié le jeudi 16 avril 2009



Poète, graveur et peintre, William Blake exprime l'inspiration hallucinée propre au romantisme anglais. Une oeuvre riche d'une symbolique gothique et néo-classique.


William Blake (1757-1827)Hécate, vers 1795 © Tate, London 2008
William Blake (1757-1827)
Première rétrospective de l'artiste dans un musée parisien, l'exposition regroupe quelques cent cinquante dessins, gravures, enluminures, livres et aquarelles et donne l'occasion de présenter l'oeuvre « globale » de cet artiste mythique: poésie, écriture, dessin, peinture, gravure, autant de domaines d'excellence présentés.

Intransigeant, excentrique, solitaire, mystique, Blake proclame avec éclat son exaltation passionnée. Il privilégie jusqu'au vertige le trait néoclassique pour nourrir les pages les plus héroïques de la Bible et de Shakespeare comme de Milton et de la Divine Comédie de Dante. « L'inspiration et la vision étaient, sont et seront toujours, j'espère, mon Elément, mon Refuge éternel », William Blake.

William Blake (1757-1827)La Pitié, 1795 © Tate, London 2008
William Blake (1757-1827)
[.] Blake, à la fois peintre et poète, était graveur de formation, ce qui lui permettait de gagner sa vie en gravant les créations d'autres artistes, le plus souvent pour des livres illustrés. Aujourd'hui, il retient notre attention par le lyrisme prophétique de ses poèmes et par son iconographie visionnaire, mais aussi parce qu'il a su les allier et les reproduire ensemble sur une page grâce à un procédé de son invention qu'il appelait « l'imprimé enluminé ». Extraits du catalogue, William Blake, graveur visionnaire. Michael Phillips, Commissaire invité.

L'influence de Blake sera déterminante au XIXe siècle chez les préraphaélites puis sur la modernité prônée par André Gide, André Breton et les surréalistes au XXe siècle.

Commissariat d'exposition : Michael Phillips, commissaire invité. Daniel Marchesseau, conservateur général du Patrimoine, directeur, Musée de la Vie romantique, Paris. Catherine de Bourgoing, Adjointe au directeur du Musée de la Vie romantique, Paris avec Charles Villeneuve de Janti, conservateur du département des arts graphiques XIXe- XXe siècles.

William Blake (1757-1827)Ô flammes du désir furieux, 1794-1796 © The Fitzwilliam Museum
William Blake (1757-1827)
Informations pratiques

 Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Avenue Winston Churchill - Paris 8e.

 Accès métro : lignes 1 et 13, station Champs-Elysées Clémenceau. RER : ligne C, station invalides ; ligne A, station Charles de Gaulle au Etoile. Bus : 28, 42, 72, 73, 83, 93

 Horaires : Ouvert au public tous les jours, de 10h à 18h, sauf les lundis et jours fériés. Exposition ouverte en nocturne le jeudi jusqu'à 20h

 Tarif : Adulte 8 € - réduit 6 € - jeune 4 €

Une rétrospective exceptionnelle grâce aux oeuvres prêtés par les principaux musées britanniques : Fitzwilliam Museum (Cambridge), British Museum, British Library, Tate, Victoria & Albert Museum (Londres), City Art Gallery (Birmingham), National Gallery of Scotland (Edimbourg), University Library (Glasgow), City Art Gallery et Whitworth Art Gallery (Manchester), Bodleian Library (Oxford), de quelques collectionneurs privés ainsi que par le musée du Louvre et le Philadelphia Museum of Art.


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