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Alexander Calder, les années parisiennes 1926-1933 au Centre Pompidou (Paris)
Paris, Centre Pompidou (du 18 mars au 20 juillet 2009)
L’exposition illustre la période durant laquelle Calder découvre son vocabulaire artistique personnel. Quand il arrive à Paris en 1926, il est peintre, illustrateur. Au moment de son retour aux États-Unis en 1933, il est devenu une figure emblématique du « drawing in space », l’un des grands sculpteurs du XXe siècle.
Ingénieur de formation, il a inventé l’une des formes les plus neuves et audacieuses de la sculpture du XXe siècle : le mobile, baptisé ainsi par Marcel Duchamp.

- Alexander Calder (1898-1976) Cirque Calder, 1926-1931 © Whitney Museum of American Art. Alexander Calder © 2008 Calder Foundation, New York/Artists Rights Society (ARS), New York
Petits animaux tordus dans le métal, sculptures-dessins de fil de fer ou jouets éclatants de couleurs et d’ingéniosité : les premières oeuvres du jeune Calder donnent d’entrée de jeu les clefs d’un art de bricoleur génial, de magicien transcendant avec humour des matériaux de fortune animés par des mécanismes rudimentaires pour en faire des sculptures à part entière.
Ces assemblages d’objets de récupération, tenus par du fil de fer, sont à l’origine de son premier chef-d’oeuvre, Le Cirque, réalisé entre 1926 et 1931 à Paris. La venue à Paris du Cirque de Calder, qui n’avait pas quitté New York depuis la mort de l’artiste, constitue un évènement exceptionnel, au cœur de l’exposition.
Calder est à cette époque décrit par la critique comme "un ingénieux yankee dans une catégorie à part : au lieu de barbouiller la toile avec des tubes de peinture ou de mutiler du marbre, il tord des bouts de fil de fer, avec un art consommé". L’artiste lui-même confie à sa soeur : "Je pense le mieux dans le fer".

- Alexander Calder (1898-1976) Kiki de Montparnasse II, 1930 (c) Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, don de l’artiste, 1966
Les portraits en fil de fer de Calder ponctuent à partir de 1929 ses rencontres avec des personnalités du milieu artistique parisien, notamment les membres du groupe Abstraction-Création, et lui tiennent lieu de carnet.
L’année 1930, marque la conversion de Calder à l’abstraction. Sa rencontre avec Mondrian et la visite de son atelier le conduise à créer des sculptures cinétiques dont les lignes métalliques sont ponctuées de formes aux couleurs pures. Ces sculptures sont associées à des éléments mécaniques et de motorisation. Calder crée des "mobiles".
Commissariat d’exposition : Brigitte Léal
Informations pratiques
Centre Pompidou, Place Georges Pompidou - Paris 4e.
Accès métro : Rambuteau, Hôtel de Ville, Châtelet / RER : Châtelet /Les Halles
Horaires : Tous les jours de 11h à 23h, sauf le mardi.
Tarif Musée & expositions : 10 à 12€ selon période, tarif réduit : 8 à 9€

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